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Table ronde : “Patrimoine mondial. Critères, experts, institutions, méthodes”

Responsable scientifique : Daniel Fabre (IIAC)

Participants :

  • Pascal Liévaux (Ministère de la culture),
  • Jean-Philippe Garric (Paris 1 – HiCSA),
  • Mireille Gruber (Ecole de Chaillot)

La réflexion collective consacrée au thème du patrimoine mondial, s’organisera en quatre journées ou demi-journées d’études, dont les résultats seront présentés de façon plus globale et synthétique lors d’un colloque conclusif, selon le calendrier prévisionnel suivant :

1ère séance. Vendredi 10 ou 17 octobre 2014 (date à fixer)

Mondial – National / Universel – Identitaire

Dans un contexte de globalisation et de remise en cause des hiérarchies culturelles, l’idée d’un patrimoine mondial, ou celle d’un patrimoine de l’Humanité, conçues comme les cadres du dépassement des revendications patrimoniales nationales sont confrontées à l’émergence de conceptions patrimoniales locales ou à l’affirmation de polarités alternatives, souvent identitaires, qui portent en elles une remise en cause du principe même d’universalité. Cela n’empêche pas toujours, dans un mouvement apparemment contradictoire, l’appropriation de patrimoines issus de la période coloniale.

2e séance. Vendredi 14 ou 21 novembre 2014 (date à fixer)

Outils et ressources numériques – Nouvelles valeurs et nouveaux réseaux

Le développement des outils, des pratiques et des ressources numériques bouleversent la production de connaissances et les représentations collectives, favorise l’implication et l’impact des communautés locales, et suscite l’émergence de réalités et de communautés virtuelles. L’autorité et la pertinence sociale de l’expertise s’en trouvent doublement affectées, tandis que s’accroissent, sur une base collaborative, la valeur sémantique et la polysémie des objets patrimoniaux.

3e séance. Vendredi 6 ou 13 février 2015 (date à fixer)

Reconnaissance – Protection / Évolution – Transformation

Classement, protection ou labellisation s’accompagnent d’un souci protecteur et conservatoire, en même temps qu’ils accroissent la visibilité, l’attractivité et la fréquentation. La démarche patrimoniale apparaît ainsi à la fois comme un garde-fou contre les transformations et les évolutions et comme l’un des facteurs principaux de mutation de la perception, de la pratique et de la réalité physique de l’objet patrimonialisé, permettant de poser la question du bilan des politiques patrimoniales.

4e séance. Vendredi 13 ou 20 mars 2015 (date à fixer)

Œuvres, matière et forme / Pratique, savoir-faire, pedigree

L’affirmation du patrimoine immatériel par des politiques et des pratiques patrimoniales mondiales visant un « rééquilibrage » Nord-Sud, la virtualisation croissante de la relation au monde, ou simplement un rapport renouvelé à l’objet, conçu moins comme une fin en soi que comme l’aboutissement d’un processus, sont autant de facteurs permettant d’expliquer le déplacement des préoccupations patrimoniales des œuvres ou des expressions culturelles matérielles, vers les savoir-faire où les pratiques qui ont permis leur réalisation ou dont elles sont les témoignages.

Colloque de 2 jours mi-juin 2015.

Table ronde “Les pratiques créatrices comme pratiques sociales : enjeux, fonctions, catégorisations”

Responsable scientifique : Jean-Marie Schaffer (CRAL-EHESS)

Participants :

  • Giovanni Careri (EHESS-CRAL),
  • Pascal Rousseau (Paris 1 –  HiCSA)
  • Marie Ange-Brayer (Centre Pompidou),
  • Viviana Biroli,
  • Nathalie Blanc (Ladyss)
  • J-M. Schaeffer (CRAL)
  • Aline Caillet, (Paris 1 – ACTE),
  • Emeline Bailly, CSTB)
  • Agnès Levitte, (CRAL),
  • Anne Tüscher, (Ensa Paris La Villette)
  • Thea Manola, (Ladyss)
  • Emeline Eudes, (Ladyss);
  • Philippe Roussin, (CRAL)

Introduction générale (JM Schaeffer)

Les différents programmes réunis dans cette thématique interrogent les pratiques créatrices dans la manière dont elles s’entretissent avec le social et le politique dans les sociétés modernes et contemporaines. Le point commun est que le social n’est pas vu comme extérieur aux pratiques créatrices et en particulier aux pratiques artistiques. Ceci pose un certain nombre de questions qui vont en s’élargissant.

Comment penser les relations entre la création, le pouvoir et le politique  (projet Louis Marin)? Présentation Giovanni Careri, discussion

Une des portes d’entrée dans cette question consiste à traiter les pratiques créatrices sous l’angle de leur statut de représentations, c’est-à-dire comme signes émis et signes reçus. Cette façon de s’interroger sur le rôle social des arts est couramment appliqué aux arts du passé, elle est plus difficile à manier pour les pratiques contemporaines parce que celles-ci font partie de notre propre monde. Pourtant il semble important de travailler dans cette direction. La représentation, le pouvoir, le politique.

Art, science, contrôle social (projet Mind Control) – Pascal Rousseau et Marie Ange- Brayer

Les sociétés modernes et contemporaines sont intimement liées au développement des sciences et surtout à leur reprogrammation en technosciences, mais aussi des sciences du contrôle social. L’art lui-même peut évidemment remplir une telle fonction ancillaire de contrôle social. Cette accointance est d’autant plus forte que, indépendamment du rôle propagandistique que l’art peut jouer ici ou là, il fonctionne constitutivement comme un un piège attentionnel, au sens où l’œuvre vise à prendre le contrôle de l’orientation de l’attention de celui qui en fait l’expérience. Il n’est donc pas étonnant que les artistes s’intéressent aux pratiques de contrôle. Un épisode particulièrement emblématique t à bien des égards exemplaire de cette relation entre art et psychologie est au centre d’un deuxième programme, déjà en cours d’exécution.

L’Art comme manifeste politique (projet Manart) – présentation Viviana Biroli, discussion

MANART, Présentation du projet

Présentation Manart, Journées du Labex, PDF

Comme toute pratique humaine, les pratiques créatrices ont leur propre pouvoir transformateur. Au XXe siècle ce pouvoir transformateur a été ouvertement revendiqué, souvent soit en synergie, soit en concurrence avec les prétentions du politique d’être le levier de la transformation sociale. D’où, entre autres, la pratique des manifestes, pratique intimement liée au modernisme.

La base de données numérique MANART se propose comme une plateforme évolutive et participative de recensement des manifestes artistiques et littéraires produits dans le courant du XXe siècle dans tous les domaines de la création (arts visuels, littérature, cinéma, théâtre, etc.), sans se limiter à un cadre géographique précis. Les études quantitatives et qualitatives ciblées rendues possibles par cette base de données permettent aux chercheurs d’interroger tous les différents aspects de l’évolution du manifeste artistique et littéraire au fil du temps : de son âge d’or à l’heure des avant-gardes historiques à ses retours récents dans des formes singulières et hybrides.

Au fil des évolutions de cette pratique textuelle il sera alors possible de lire, en filigrane, une histoire de différents rôles que l’artiste et ses prises de position revendiquent et se voient attribués dans une société.

Ecologies urbaines, pratiques créatrices, valeurs esthétiques.

Vivre et créer la ville – Présentation du contexte global – Nathalie Blanc et JM Schaeffer

Présentation des sous-projets :

1) Ilot Saint Denis (Caillet) ;

2) Tram (Agnès Levitte);

3) Pratiques sauvages (Théa Manolo) ;

4) Cartographies urbaines subjectives (Karen O’Rourke ?) ;

5) Ville, littérature, démocratie (Roussin)

Discussion