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Table ronde “Patrimoine visuel, patrimoine urbain et paysager”

Responsable scientifique : Jean-Philippe Garric (HiCSA-Paris 1)

Participants

  • Jean-Philippe Garric (HiCSA-Paris 1)
  • Elisabeth Parinet (École nationale des Chartes)
  • Philippe Plagneux (École nationale des Chartes)
  • Raphaële Bertho (Université Bordeaux Montaigne)

Introduction générale ( Jean-Philippe Garric )

Mots et images pour la conservation du patrimoine médiéval – Elisabeth Parinet et Philippe Plagneux (École nationale des Chartes)

Présentation du colloque “Les Capitales photographiques” : Jean-Philippe Garric

Dans les décennies suivant l’invention de la photographie, l’image des grandes capitales historiques se reconstruit dans le nouveau médium. Les inventaires photographiques entrepris à des fins de connaissance archéologique, de représentation artistique, ou de diffusion commerciale, accroissent l’ampleur des corpus iconographiques disponibles en proposant des couvertures systématiques, souvent réitérées au fil des années, induisant une redéfinition des topographies monumentales et une évolution des représentations collectives.

Paysages politiques, une histoire photographique des politiques d’aménagement du territoire en France – Raphaële Bertho (Université Bordeaux Montaigne)

Bibliographie

Si vous ne voyez pas la cartographie ci-dessus, cliquez sur : http://www.pearltrees.com/atelierslabexcap2014/patrimoine-visuel-paysager/id11983458

Voilà plus de 150 ans que la photographie est régulièrement sollicitée par les aménageurs du territoire français. Alternativement ou simultanément outil de documentation et d’évaluation de l’action, outil de valorisation mais aussi outil de sensibilisation et de médiation, elle semble omniprésente dans les fonds des institutions publiques. Cette diversité d’usages qui s’accorde avec celle des formes et statuts de ces clichés : il s’agit tout autant d’une photographie anonyme, « grise », que de travaux d’auteurs ; de points de vue aériens et terriens ; de chimie et de pixels.

In fine l’ensemble de ces fonds photographiques, par-delà leurs spécificités, esquissent de véritables paysages politiques. La recherche en cours ici exposée a pour objet de proposer une histoire du regard des aménageurs sur le territoire français à travers le prisme de ces politiques visuelles. Une histoire dont les entrées sont ici multiples et complémentaires : celle des formes de relations entre les photographes et l’institution (missions photographiques dont la plus connue est celle de la DATAR) ; celle d’une politique publique (la politique du paysage entretien un lien particulier avec la photographie) ou encore celle des représentations emblématiques dans le cadre de différentes politiques publiques (les grands ensembles).

 

Table ronde : “Patrimoine mondial. Critères, experts, institutions, méthodes”

Responsable scientifique : Daniel Fabre (IIAC)

Participants :

  • Pascal Liévaux (Ministère de la culture),
  • Jean-Philippe Garric (Paris 1 – HiCSA),
  • Mireille Gruber (Ecole de Chaillot)

La réflexion collective consacrée au thème du patrimoine mondial, s’organisera en quatre journées ou demi-journées d’études, dont les résultats seront présentés de façon plus globale et synthétique lors d’un colloque conclusif, selon le calendrier prévisionnel suivant :

1ère séance. Vendredi 10 ou 17 octobre 2014 (date à fixer)

Mondial – National / Universel – Identitaire

Dans un contexte de globalisation et de remise en cause des hiérarchies culturelles, l’idée d’un patrimoine mondial, ou celle d’un patrimoine de l’Humanité, conçues comme les cadres du dépassement des revendications patrimoniales nationales sont confrontées à l’émergence de conceptions patrimoniales locales ou à l’affirmation de polarités alternatives, souvent identitaires, qui portent en elles une remise en cause du principe même d’universalité. Cela n’empêche pas toujours, dans un mouvement apparemment contradictoire, l’appropriation de patrimoines issus de la période coloniale.

2e séance. Vendredi 14 ou 21 novembre 2014 (date à fixer)

Outils et ressources numériques – Nouvelles valeurs et nouveaux réseaux

Le développement des outils, des pratiques et des ressources numériques bouleversent la production de connaissances et les représentations collectives, favorise l’implication et l’impact des communautés locales, et suscite l’émergence de réalités et de communautés virtuelles. L’autorité et la pertinence sociale de l’expertise s’en trouvent doublement affectées, tandis que s’accroissent, sur une base collaborative, la valeur sémantique et la polysémie des objets patrimoniaux.

3e séance. Vendredi 6 ou 13 février 2015 (date à fixer)

Reconnaissance – Protection / Évolution – Transformation

Classement, protection ou labellisation s’accompagnent d’un souci protecteur et conservatoire, en même temps qu’ils accroissent la visibilité, l’attractivité et la fréquentation. La démarche patrimoniale apparaît ainsi à la fois comme un garde-fou contre les transformations et les évolutions et comme l’un des facteurs principaux de mutation de la perception, de la pratique et de la réalité physique de l’objet patrimonialisé, permettant de poser la question du bilan des politiques patrimoniales.

4e séance. Vendredi 13 ou 20 mars 2015 (date à fixer)

Œuvres, matière et forme / Pratique, savoir-faire, pedigree

L’affirmation du patrimoine immatériel par des politiques et des pratiques patrimoniales mondiales visant un « rééquilibrage » Nord-Sud, la virtualisation croissante de la relation au monde, ou simplement un rapport renouvelé à l’objet, conçu moins comme une fin en soi que comme l’aboutissement d’un processus, sont autant de facteurs permettant d’expliquer le déplacement des préoccupations patrimoniales des œuvres ou des expressions culturelles matérielles, vers les savoir-faire où les pratiques qui ont permis leur réalisation ou dont elles sont les témoignages.

Colloque de 2 jours mi-juin 2015.

Table ronde “Le numérique et la création”

Responsable scientifique  : Carole Bouchard (ENSAM-Paris Tech)

Participants :

  • Elisabth Metais,
  • Eric Gressier (CEDRIC),
  • Manuel Zacklad (DICEN),
  • Bernard Darras,
  • Karen O’Rourke (Paris 1-ACTE),
  • Antonella Tufano (ENSA Paris La Villette)

I. Présentation des 4 projets retenus dans ce thème :

1/ Emule 2 : Carole Bouchard (ENSAM-Paris Tech), Vincent Rieuf, Post-Doctorant (LCPI Arts & Métiers ParisTech)

Ce projet vise à élargir la recherche menée dans le cadre du projet EMULE dont le champ d’application initial est le musée du CNAM, au musée du quai Branly représenté par Candice Chenu. Dans la continuité, il s’agit de développer une nouvelle expérience et de nouvelles interactions pour améliorer l’accessibilité aux données des musées par le grand public en proposant un dispositif augmenté. Ce projet bénéficie des apports conjoints des recherches menées par le LCPI de l’ENSAM, le CNAM-CEDRIC, l’université HANYANG sur :

  • L’Emotional Design en environnements réels ou virtuels (issu du projet européen KENSYS et le projet ANR SKIPPI),
  • La conception de jeux mettant en oeuvre le concept de life-log et les serious pervasive games,
  • La réalité augmentée adaptative, (issue du projet européen ARTSENSE)
  • L’intelligence ambiante et les systèmes d’informations pervasifs.
  • L’Interface Homme Environnement à travers le projet ANR CULTE

Le projet Emule croise les avancées de recherche sur les thèmes suivants : le développement de serious games, l’évaluation de l’expérience émotionnelle en environnements augmentés, et le concept de lifelog pour analyser les traces multimodales d’activité du visiteur de musée. Ces traces sont recueillies à la fois par des approches cognitives et physiologiques lors de l’expérience utilisateur vécue à travers le système d’information réel ou virtuel du musée. Une attention particulière sera portée sur l’utilisation de la réalité virtuelle sachant que les équipements tels que le masque Occulus Rift sont devenus bien plus abordables, et la récente acquisition d’Oculus VR par facebook peut combiner la dimension réseau social à la réalité virtuelle ce qui mérite d’être étudié par rapport aux opportunités d’interaction et de médiation (ajouté).

La deuxième partie du projet Emule porte sur la généricité du modèle théorique proposé. L’application précédente ayant porté sur le musée du CNAM, une seconde expérimentation sera menée au musée du quai Branly, de manière à éprouver la généricité de ce modèle.
Ce modèle supporte la conception et le développement d’une interaction ludique et affordante avec des objets physiques et virtuels. Les émotions relatives à l’expérience sont analysées et mesurées grâce à des dispositifs d’enregistrement portables qui accompagnent l’interaction. Il s’agit de capturer les expériences personnelles et collectives pour améliorer l’expérience d’utilisation du musée en visant les dimensions d’engagement, de sensations et d’émotions à travers des dispositifs d’interaction multi-modaux.

2/ Création et cartographie – Karen O’Rourke (Paris 1-ACTE)

Dans le cadre du Labex CAP (Création, Arts et Patrimoines) Carole Bouchard et l’équipe EMULE (EMotional User EnLighting Experience) visent à améliorer l’accessibilité des données des musées pour le grand public. Ils étudient le comportement des visiteurs des musées pour développer de nouveaux dispositifs d’interactions qui font appel à la multimodalité et à la réalité augmentée. Ils ont prévu d’effectuer au Musée du Quai Branly la prochaine étape de leur recherche.

Bernard Guelton, et l’équipe de l’INESM (Interfaces Numériques en Situation de Mobilité : dispositifs cognitifs, artistiques, ludiques et fictionnels) se concentrent sur les interfaces numériques en situation de mobilités dans les dispositifs artistiques, ludiques et fictionnels à l’échelle urbaine.

Dans le cadre du projet La Fin des cartes ? Territoires rêvés, territoires normalisés, nous voudrions créer une base de données, l’AMKB, AlterMapping Knowledge Base, pour répertorier un vaste ensemble de recherches cartographiques d’artistes contemporains et proposer un regard critique sur le travail accompli par leurs auteurs. La relation problématique entre les cartographies australiennes et les tentatives d’artistes visant à « cartographier » la mondialisation et la globalisation dans l’art contemporain nous intéresse particulièrement.

Le présent projet se situe au point d’intersection entre ces différents projets. Il propose de tester la possibilité d’une collaboration « locale » en prenant pour objet commun une ou plusieurs œuvres australiennes de type cartographique du Musée du quai Branly.

 3/ Wikicréation

WikiCreation est une publication scientifique en ligne nouvelle et novatrice. Son objet d’étude est la notion et l’acte de création dans tous leurs états, sous tous leurs aspects, selon toutes les approches. WikiCreation est donc ouverte à toutes les disciplines et a l’ambition de devenir une publication de référence dans le domaine des études de la création.

Le comité scientifique de WikiCreation est international, comme son comité de lecture (peer review), qui sélectionne les articles qui lui sont soumis à partir d’une lecture en double aveugle.

Cette publication en ligne est ouverte à tous les chercheurs, des spécialistes reconnus aux doctorants. Les articles en français sont traduits en anglais et inversement. Les articles dans une autre langue que le français ont aussi leur version anglaise. Si les articles publiés respectent les exigences académiques (références bibliographiques, notes, etc.), ils restent néanmoins accessibles à un public étendu.

Bibliographie

Si vous ne voyez pas la cartographie ci-dessus, cliquez sur : http://www.pearltrees.com/atelierslabexcap2014/le-numerique-creation/id11989533

4/ Colloque “Mutations du projet, milieux et cultures numériques

(Colloque organisé sous l’égide du Labex CAP)

Partenaires Labex : ENSAPLV, CNAM, ENSCI

L’essor du numérique engendre des mutations dans les pratiques individuelles et collectives du projet au sens large( dans l’art, l’ingénierie, l’architecture, le design, etc.).

Ce thème, abordé dans une séminaire soutenu par le Labex en 2013 (Projet-progettazione), sera donc prolongé par une analyse sur les modifications des actes de conception et leurs impactes sur les espaces. Il ne s’agira plus d’utiliser le numérique pour représenter ou présenter différemment le projet, mais bien d’entamer une autre démarche, afin de repositionner le « projet numérique » dans un contexte de mutation globale de la pratique des concepteurs.

Comment la création s’insinue dans toutes les phases du projet malgré la spécialisation et fragmentation de ces processus qui demandent des compétences différentes ?

Le numérique constitue-t-il une aide à des convergences de créativité ou au contraire impose-t-il des contraintes supplémentaires aux concepteurs ?

Plus globale, ouverte à plusieurs disciplines, la pratique du numérique que nous voulons aborder dans ce colloque posera la question du collaboratif et une réflexion sur les interactions et les enchainements rapides des étapes de conception, médiation et fabrication, pour mieux comprendre comment se structure une pensée du faire.

Comité d’organisation : Antonella Tufano, Catherine Deshayes, Aurélie de Boissieu (ENSAPLV)

II. Discussion autour de 2 thèmes transversaux à l’ensemble de ces projets :

Thème A: Médiation “for all”, conception, créativité et numérique (accessibilité, numérique et expérience utilisateur, design universel)
Thème B: Processus créatif et numérique, les apports, les limites